Retour du procès Azf en novembre 2011 prochain. L’explosion de l’usine AZF est un événement douloureux pour moi, même sans tenir compte des victimes ou de dégâts. Douloureux pour des raisons personnelles (je suis riverain), ensuite pour des raisons plus politiques.
Comme les autres riverains de l’usine, j’ai rejoint une association avec laquelle j’ai milité quelques années (PJCnina). Très tôt le choix de l’association a consisté à soutenir la thèse “officielle” d’une explosion due à un mélange chimique
J’ai soutenu cette thèse car cela me paraissait un moindre mal par-rapport aux soupçons d’un attentat terroriste, surtout après la campagne infecte dont a fait l’objet une des victimes de l’explosion.
En y réfléchissant à deux fois, je me suis aperçu que l’idée d’un attentat visant à faire exploser le tas d’ammonitrates était tout simplement absurde. Il s’agit d’un produit très stable qui ne peut exploser que dans des conditions connues difficiles à mettre en œuvre (broyer les grains et les mélanger intimement avec de l’essence). Il faudrait un terroriste particulièrement idiot pour choisir une telle cible.
A partir de ce moment, j’ai commencé à m’informer plus en détail pour me faire une opinion. D’abord surpris, puis effaré, j’ai eu le sentiment que le procès était un procès bidon, non pas destiné à faire apparaître la vérité mais au contraire destiné à la cacher.
Pire peut-être, la désinformation est particulièrement peu crédible. Dans ce cas là, à la limite, j’aurais préféré le silence d’un secret d’Etat officiellement annoncé à la logorrhée absurde qu’il m’a fallu passer au crible de mon esprit critique.
J’ai alors rédigé un texte d’analyse le plus court possible, le plus clair possible en mettant en avant la dizaine de questions que peut se poser tout esprit normalement constitué.
Lisez ce texte : il est attaché à cet article. Il a été conçu non pour soutenir une thèse mais pour être réfutable. Cela signifie que tout lecteur peut me dire sur quel point précis j’ai commis une analyse défaillante.
A ce jour aucun lecteur ne m’a contredit.
Donc à ce jour, je persiste à croire que l’instruction du procès est une instruction fantaisiste. Aucun démocrate ne peut se satisfaire du rôle qu’on a fait joué à la justice dans cette affaire.
L’analyse au format pdf est ici :
L’analyse au format doc est là :

21 janvier, 2012 à 11:52 |
Débarrassé de toute considération ou référence à votre militantisme politique ( qui n’a rien à voir avec le sujet…et dont je me contrefous à la puissance 10), votre “résumé de situation” est remarquable de clarté et de précision.
Il eut même été parfait ( à mon sens!),si:
1/ vous n’eussiez point fait référence à des sources que vous n’avez point lues ( pourquoi donc ne citez-vous donc pas “La Bible”)
2/ vous aviez fait référence à mon hebdomdaire favori ( “L’Abeille de la Ternoise” plutôt qu’à ce machin dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’ici… que vous appelez”papa Charly”)
3/ vous aviez pu éviter toute allusion (militantiste?) inutile, et pour tout dire pitoyable, en laissant supposer que Total pouvait être je ne sais quel ” bras armé du complexe miltaro industriel français de l’autre côté…”
Avec mes salutations les meilleures.
21 janvier, 2012 à 12:45 |
L’analyse de M.VIDAL est tout à fait exacte. La piste dite chimique ne repose que sur un seul fait avéré: la découverte d’un sac vide non lavé et déchiré de DCCNa clairement en évidence, visuellement immanquable et qui pourtant aurait échappé aux premières personnes qui ont inspectées le hangar 335. C’est tout simplement INVRAISEMBLABLE. L’hypothèse la plus probable est que ce bigbag a été mis dans le 335 après l’explosion , par qui?pourquoi? Et je ne parle pas de ce montage que constitue le tir 24, ni du retournement d’hypothèse de D.BERGUES qui, lors de sa dernière déposition, a changé son scénario de déversement du DCCNa …
Avec l’arrivée mystérieuse du bigbag dans le 335,on peut tout imaginer, de la simple volonté de nuire à GP ou à son Directeur, ou autre chose!
Que d’argent englouti, que de temps et d’energie dépensés, et tout cela, avec peut-être pour objectif de nous “distraire”;
La Vérité est probablement ailleurs.
Elle doit être terriblement dérangeante pour qu’autant d’efforts aient été consentis pour booster certaines pistes comme la piste chimiques ou autres.. Quand on repense à toute l’organisation qui a été mise en place pour “brusquer” les témoins juste après la catastrophe et tenter de leur faire changer leurs témoignages.,tout cela apparaît parfaitement organisé;
22 janvier, 2012 à 12:35 |
Je découvre aujourd’hui, grâce à des amis toulousain, vos remarquables interventions relatives au “démontage” de la thèse accusatoire officielle.
Tous les scientifiques et techniciens de bonne foi connaissant le problème savent, depuis le début, que que cette thèse accusatoire est dépourvue de crédibilité, que les experts judiciaires du collège principal sont non seulement incompétents mais aussi menteurs (sous serment), et que leur “Rapport final”, sur lequel se fonde l’Ordonnance de renvoi devant le Tribunal Correctionnel et toute le procédure judiciaire qui s’en est suivi, n’est qu’un mauvais roman de science-fiction.
Certains d’entre eux, dont je suis, se sont rapprochés et ont travaillé ensemble depuis des années. Ils ont, comme vous, démontré la parfaite ineptie de la thèse accusatoire (sous tous ses aspects et non pas seulement sous celui de de l’accident chimique) et ont cherché à se faire entendre lors du procès de première instance. Quatre ont simplement été écartés par le Tribunal Correctionel. Deux d’entre eux ont été entendus mais n’ont pu s’exprimer complètement.
Mais la Chambre d’appel correctionnel ne se comporte pas comme le tribunal qui a jugé en première instance et a accepté de nous entendre tous les six (deux en décembre 2011, quatre le 3 janvier 2012 au cours d’une audience marathon qui s’est terminée aux environs de 22h).
Je vais essayer de vous transmettre le texte de ma propre déposition. Maintenant que j’ai témoigné, elle est tombée dans le domaine public et vous pourrez donc l’utiliser sans risques si vous le souhaitez.
Bernard ROLET
ancien cadre dirigeant de l’industrie chimique