Education: la bonne nouvelle selon Maurin

By webmestre

par Marc Vidal

Depuis trente ans, la France a connu une démocratisation de l’enseignement qui a successivement bouleversé le collège, le lycée puis l’université.

On peut s’interroger sur l’intérêt de continuer ce processus. Pour les politiques, la réponse est plutôt oui. Les réformes universitaires récentes se sont faites sans fermeture de l’université pour ceux qui souhaitent poursuivre les études. L’allongement des études est officialisé avec la création du grade “licence” : la création des licences professionnelles implique trois années d’études après le bac et non plus deux comme avant.

Pourtant des chercheurs mettent en garde contre l’inflation scolaire. Dans un marché de l’emploi malthusien, on aurait plus à perdre qu’à gagner à organiser la poursuite d’études.

Dans la perspective des élections régionales le sujet est d’importance puisque la Région intervient dans le domaine de la formation professionnelle.

En réalité, on dispose de nombreuses enquêtes qui mesurent l’intérêt de la démocratisation de l’Education. Par démocratisation, il faut comprendre l’allongement des études mais également le fait de rendre accessibles à beaucoup d’étudiants certaines filières autrefois très sélectives.

Ces enquêtes ont été réunies dans un livre d’Eric Maurin (“La nouvelle question scolaire“, Le Seuil). Sa conclusion est sans nuance : il faut poursuivre la démocratisation de l’enseignement. Voilà une nouvelle qui mettra du baume au coeur des enseignants en proie au doute et à la morosité.

Le système scolaire français reste globalement sélectif et est marqué par une forte reproduction sociale. Une volonté forte de démocratisation de l’Education peut-elle, petit à petit, homogénéiser les destins scolaires ?

Ou au contraire, sommes-nous entrés dans une nouvelle époque où la démocratisation de l’enseignement a atteint ses limites ?

L’internaute pourra consulter l’analyse complète (cinq pages) en .doc ou en .pdf.

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